2012...Une douce et jolie année...
J'avais en tête de faire un joli truc, avec un message sympa, rigolo, tendre...
Mais il faudra se contenter de ce paysage de coquelicots!
Eh oui l'année a commencé!!!...adieu 2011...(je l'ai déjà dit...)
2012 est l'actualité à 200%!
Courrir, sauter, espérer, gérer, organiser, tenir la tête au dessus de l'eau...ne pas plonger, ou replonger selon comment on voit la chose...apaiser les problèmes de tout le petit monde qui bouge, grandit, s'agace...et j'en passe...ne pas perdre mon objectif number one jusqu'à juillet 2013...ETRE INFIRMIERE!!!
et essayer avec l'homme de sauver des moments de bonheur, sans nous perdre dans les problèmes d'intendance et gestion des troupes...et pis exister chacun...
sans oublier ceux qu'on aime, avec lesquels des distances se créent semaine après semaine, mois après mois...on les aime...mais voilà la vie çà passe vite...le coeur garde des évidences...après on court...
Je ne suis pas douée pour faire un message tout simple: "bonne année 2012, les loupiots et loupiottes...", non je m'étends, je soupire, je transpire...
Je sais que çà fait partie de moi, c'est autant ce qui me rend humaine, que ce qui m'abime...je reste et resterais une éternelle sentimentale qui s'amuse et se détend avec des lettres et des paroles...des pensées et des émotions qui m'habitent...des souvenirs que je ne peux oublier...malgré moi...
2012 sera donc pour moi la suite de 2011 et l'avant goût de 2013, jusque là je ne pense pas me tromper de trop...mes résolutions sont quasi inexistantes...perdre du poids ne serait pas un luxe...et pour çà faire appel à cet exercice ô combien difficile et agréable selon chacun...le sport...pour l'instant j'ai réussi à aller 3 fois à la piscine en 4 mois...c'est pas gagné!...je vise quelques kilos en moins (là çà déborde vraiment...ce n'est pas qu'une impression)...et puis en 2013 on envisagera autre chose...
2013...eh oui...j'espère que j'aurais atteint mes objectifs...valider ma 2ème année d'infirmière...réussi à ne pas couler ma vie de famille actuelle...pas trop perdu les quelques amis rares et lointains qu'il me reste...ce qui n'est pas non plus gagné...
Voilà mes voeux de début d'année sont à l'image de cette période de l'année pour moi, et surtout cette période de ma vie...je dois bosser des examens, que je suis en train de passer (pensez à moi le 24...ma grande chérie aura 14 ans et moi je passe 3 gros examens ce jour là...toutes les pathologies infectieuses, obstructives et les grandes classes pharmaceutiques...), je me mets une pression de dingue, et j'en ai marre d'être dans les bouquins...j'ai hâte de faire ce métier pour vraiment être avec les gens...dernier voeu pour 2012, si j'arrive à voler quelques moments égoïstes de bien être et détente...je ne dis pas non...mais là, comme çà..pour être franche et simple...çà me semble mal barré!
Et sinon je vous souhaite quand même une excellente, fabuleuse et merveilleuse année 2012...qu'elle vous évite les ennuis de tout ordre...les tristesses insurmontables...et que si vous avez la chance de vivre avec le prince charmant, de continuer le conte de fées avec lui...sinon de le rencontrer...ou un type dans le genre...pareil pour ceux qui recherchent l'âme soeur...idem pour les bibous, espérés, ou déjà là...qu'ils soient des bambins en pleine forme, sages et tout et tout, qui dorment la nuit, sont adorables le jour...etc etc...et si vous n'avez ni envie de prince, princesse et lutins...ben d'être heureux...tout seuls...ben oui...et pourquoi pas d'abord?!
De mon côté, je vais tâcher de tenir le cap...advienne que pourra...on fera de notre mieux...le reste...suivra ou pas...
BONNE ANNEE 2012!!!
Adieu 2011...
Presque le dernier jour de l'année...
Une année 2011 riche pour moi, mes filles et mon amoureux...
Beaucoup de bonheurs, de changements pour certains compliqués...
Quelques photos qui illustrent la couleur de cette année:
Bye bye ces moments merveilleux, d'un moment de ma vie, de celle de mes chéries, de mon homme...de nous tous...cette année je suis aussi devenue tata deux fois...deux petites bouilles d'amour sont nées, Salomé et Gabriel...J'ai eu mon permis de conduire...j'ai changé de région, de vie...j'ai réussi cette 1ère année à l'école d'infirmière (çà ne s'appelle plus ainsi, mais mon côté rétro l'emportera toujours) alors que j'avais tellement de doutes...j'ai encore dû apprendre à m'adapter à la vie...mon père a fait le choix de devenir quelqu'un d'autre...ce qui est bouleversant et compliqué à vivre...je l'aime toujours, mais il ne sera plus ce père dont j'ai été si fière, et il faut faire avec...une autre en l'occurrence...la vie et ses surprises permanentes...
Je finis l'année avec le sourire...je pense à tous ceux que j'aime, que j'ai aimé et qui ne sont plus dans ma vie, mais dans mon coeur toujours...on n'oublie pas...je les emporte avec moi...un beau réveillon du 31 pour ceux présents sur terre...
Me voilà nostalgique...
Pour finir un petit cadeau de fin d'année (pour mes illustres lecteurs anonymes et invisibles...mais tant pis...je sais que dans 3 jours je repars pour 6 mois de cours, évaluations, stages, et le blog va encore probablement perdre de son "activité" aussi grande soit-elle... )
Louis armstrong wonderful world
Noël...
Un noël fêté le 11 décembre...des rêves magiques qui ont perdu de leurs éclats...la grande et vraie vérité sur le bonhomme rouge et sa hotte...une autre vie à installer...une autre histoire à écrire, ailleurs, autrement...la vie qui se remplit, nous change, nous grandit, nous embellit, nous abime aussi...
Ce noël était le 1er noël, de ce que j'espère une longue série, de cette vie dans le sud ouest, avec mon homme, avec notre famille "recomposée"...il nous manquait le petit garçon de l'homme pour que nous soyons au complet...j'imagine qu'il faudra de nombreuses années avant que nous ayons la photo des 5 enfants ensemble...des rêves sur la comète...peut-être...des morceaux de bonheur ici, des morceaux de joie volés au temps qui passe...la vie s'invente et se réinvente...les chemins ne sont pas tous les mêmes...on peut fêter noël le 14 juillet...s'il le faut...tant qu'il y a ces lumières, cette ambiance, les musiques...et ceux qu'on aime ensemble...
De cette année j'ai appris que j'étais capable...je sais, je sais apprendre, je sais comprendre, je sais m'organiser pour gérer le quotidien, l'indispensable, anticiper un petit peu, m'arranger avec la débrouille, écarteler et allonger les journées...engranger des informations...je sais sauter dans le vide...je sais aimer, absolument, passionnément, infiniment...mon homme, mes enfants, mes proches...je sais croire en demain, même si je tremble de trouille...je sais ne rien faire aussi...des fois c'est nécessaire!...je sais m'adapter...à ma vie, aux autres, aux terrains de stage où il faut savoir apprendre vite, efficacement, et savoir que d'un soignant à un autre il y a des choses qui changent, et en tant que stagiaire il faut savoir oublier ce qu'un nous a appris pour apprendre comme l'autre, et ne rien oublier de chacun pour après pouvoir faire comme eux, à notre façon...savoir apprendre des autres n'est pas toujours facile...on apprend à apprendre, à s'adapter, à écouter et se taire, à s'interroger, à ne rien savoir, mais ne rien oublier...
Je sais maintenant certaines choses...une année riche, forte, difficile, belle et douloureuse...j'ai dû accepter de laisser en chemin des parties de moi...des souvenirs...des aspects de moi...j'ai gagné certaines choses indispensables...
Noël est ce temps là...celui de la lumière dans l'obscurité de l'hiver...lorsque le froid s'installe, il y a la chaleur des décorations, des moments "ensemble" quand on a la chance de ne pas être seul...peut-être que les fêtes servent simplement à cela...se réchauffer de l'hiver qui arrive, de l'année passée avec tous ses méandres qu'il faut accepter...
Je finis pour ma part cette année en amoureux...à travailler mes cours...avec un père à l'autre bout du monde qui est désormais une femme...mes filles qui sont avec leur papa...mon frère qui va fêter le 1er anniversaire de sa princesse très très loin...avec une pensée pour ces gens que j'ai rencontré lors de mon stage qui vient de finir, des gens qui pour presque tous sont dans une solitude écrasante, et pour qui noël sera un jour comme un autre ou une douleur supplémentaire...une pensée pour celles et ceux qui comme moi sont dans les révisions et autres plaisirs de la vie d'étudiant...de la vie qui passe...des moments heureux qu'il faut savourer et ne pas oublier...
Au revoir papa...
Tu seras toujours celui qui m'a élevé, qui a été là, que j'ai aimé certainement au 1er instant de ma vie, vers lequel j'ai toujours eu envie de me tourner en 1er...Tu n'es plus ce père que j'ai aimé, tu n'es plus cet homme dont j'étais fière...
Tu es autre...
Alors un adieu malgré tout...pour cet être que j'ai tant aimé...et un bonjour pour cette autre que tu es...
Sois heureux...enfin heureuse...mais ne me demandes pas de l'être de ce qui t'arrive...moi j'ai perdu un être que j'aimais tel qu'il était...et c'était rassurant dans cet amas de débris...
Au revoir toi papa...
Dans l'air du temps...
La course de la rentrée...cette chanson dans l'air du temps est parfaite pour l'illustrer...le tempo...
Les fournitures scolaires qui ne sont jamais suffisantes, les emplois du temps de la tribu à gérer et organiser...une nouvelle vie à équilibrer...le coeur qui bat parfois à 200 à l'heure...trouver sa place...le bon rythme pour soi, les autres, tout le monde, NOUS...ce Nous qui se crée et se recrée, à 2, à 6...admettre qu'une journée n'a que 24h...et qu'on ne peut pas tout réussir et faire...accepter de laisser couler des fois...les émotions à fleur de peau...les bonheurs fugaces et forts...essayer de se retrouver...juste moi, toute seule, et à deux, à 5, à 6...
Un coup de foudre de ma fille pour elles:
La Compagnie des Presque Siamoises, que nous avons découvert au hasard du festival du Pruneau Show à Agen...Mzelle Floriane a été sous le charme de leurs talents et monde fantastique...de ses yeux étoilés, et son sourire accroché, j'ai compris que quelque chose s'était passé...le lendemain elle essayait de refaire le grand écart, la roue, et réfléchissait à comment leur ressembler...de ce coup de foudre est sorti un emploi du temps intense avec 4 à 5h d'activités en plus sur le planning scolaire, de gym, GRS et cirque...et moi qui cours...sachant que les petites soeurs ont opté pour le théatre, le chant, et la danse...
Quant à moi...
Peut-être un peu coulée sur les bords, en tout cas je prends la tasse, çà c'est sûr et certain...mais çà va le faire...d'ailleurs promis, je me remets au sport aussi...la nage en preum's, et si je peux ajouter de la danse je ne dis pas non...faut que je me défoule...et m'exprime...c'est ce que disent tous les psys et magazines marie-machin chose et les autres...c'est pourtant simple, non?
Quand je serais grande, je serais infirmière!
(1er message d'une nouvelle catégorie, où je viendrais raconter quelques épisodes pour les copines étudiantes, les curieux de ce monde...)
C'est même pas vrai d'abord...
Enfin si, lorsque j'étais petite, que ma maman était ma star à moi, infirmière, j'avais 4 ans, et je disais à cette question "qu'est-ce que tu voudras faire quand tu seras grande?"...
-fermière, comme maman! et pis maitresse et fée...
Pour la fée, c'est pas gagné...la maitresse à part celle de mon amant c'est carrément raté...et sinon pour la fermière...j'ai un chat mais pas de vache ou de poule...mais en fait je voulais dire "INFIRMIERE"...si si promis!
Ben oui quand on est petit, nos parents sont de supers héros, et moi c'était ma maman mon héroïne...je jalousais à mort les enfants dont ma maman s'occupait, mais lorsqu'elle m'emmenait à son travail, je sentais que ce qu'elle faisait était important...et çà me semblait un métier très très important, le genre de travail presque aussi important que président de la république!...çà donne une idée...
en grandissant j'ai fait une croix (définitive je croyais alors) sur ce métier, parce qu'en tant qu'enfant j'ai eu l'envers du décor, les soirs sans elle, les we sans elle, et puis maman s'impliquait plus qu'il n'aurait fallu, elle y a laissé des plumes, ici et ailleurs...
mais son rêve à elle c'était d'être journaliste internationale, et elle me lançait des fois l'air de rien "et pourquoi pas l'école de journalisme, tu aimes bien écrire, tu aimes la littérature, tu t'intéresses au monde et aux autres...et puis tu voyagerais, çà serait formidable, moi..."
mais courrir le monde sans avoir d'attache, de famille, de repère, c'était tout sauf moi...
au contraire d'elle, j'ai ce besoin d'attache, de repère, d'avoir mon monde à moi, même si le monde au loin m'intéresse et me rend curieuse...mais ce n'est pas ma toute 1ère priorité...peut-être parcequ'elle m'a tant manqué " à cause de son travail" aux horaires décalés, à l'implication excessive où elle ramenait les histoires d'enfants maltraités ou orphelins, et gardait plusieurs jours et semaines dans ses yeux leur douleur...j'ai appris plus tard que maman était de ces êtres si fragiles qu'ils ressentent tout démultiplié, qu'ils ne savent pas se protéger des autres, et portent des soufrances lointaines sans cesse ravivées...ce métier n'était pas du tout fait pour elle...mais on lui avait appris enfant qu'il fallait donner, se donner aux autres, panser la soufrance des autres, s'oublier pour les autres...merci la religion!
moi j'ai besoin d'être là, vers mes enfants d'abord, d'avoir vu leurs 1ers pas, entendu leurs 1ers mots, avoir été là pour les 1ers bleus et 1ers drames, j'avais besoin de me nourrir de leur enfance...et c'est une chose qui m'a apaisé, m'a aidé à grandir, vivre, savoir qui je suis...c'est comme çà...on comprend ou pas. J'ai cette certitude. D'ailleurs en faisant du nettoyage sur ce blog, j'ai retrouvé tous ces souvenirs, cet album de notre vie...et j'adore çà!...je l'ai vécu, et c'est chouette!
Moi au contraire, je suis forte, et sensible aussi, mais je sais faire la différence entre moi et l'autre, sa douleur n'est pas la mienne, sa peine ne me concerne pas, je peux être touchée mais pas concernée...je l'entends, je l'écoute, j'essaie de la comprendre, mais je sais que nous avons tous notre vie, avec ses joies et ses peines, son histoire propre...
Avoir la chance d'être infirmière, c'est être un soignant du corps, un soignant de l'âme parfois...on est juste comme un caillou, une pierre sur le chemin de ceux qu'on va rencontrer...on essaiera de les aider, d'avoir les gestes et paroles aidantes, appropriées pour aider la personne en détresse à aller un peu mieux, et si possible trouver en elle ses propres ressources, mais rien d'autre...juste un passeur qui soutient, rassure, apaise, accompagne, soigne, mais rien d'autre...on n'a pas de baguette magique...hélas...ou pas d'ailleurs...c'est ainsi.
devenir infirmière c'est pour moi tout cela, je me reconnais en cette définition, parceque j'ai été auxiliaire de vie scolaire avant, accompagnant des enfants handicapés à appréhender le monde "normal" des autres enfants avec leurs handicaps, les aider à trouver les clés pour tenir debout, apprendre comme les autres, à leur rythme, mais pas moins bien...la révélation s'est faite par ce chemin détourné...je ne voulais pas devenir infirmière, pas comme maman...non pour moi d'abord, et pour mes filles ensuite...quelle vie je leur donnerais alors...l'absence des week-ends...et cette implication de soi si prégnante...
Finalement en septembre dernier, à mes 1ers jours passés sur ces sièges de bois inconfortables dans l'amphi de l'IFSI, où je suis arrivée incertaine, et avec en tête de tenir au moins la 1ère année pour avoir au moins le statut d'aide-soignante...j'ai compris, que je parlais ce même langage depuis des années, j'étais à ma place...les cours d'humanisme, de prendre soin, de respect de l'autre, de la vie, quelle quelle soit...j'étais là où je devais être!
J'ai eu peur de mes 1ers stages, et passé les 2 1ères semaines, je me sentais à l'aise, je n'avais plus envie de partir...j'avais peur de mes propres émotions...serais-je dégouttée? serais-je capable de voir la nudité de l'autre, de le laver, de passer outre mon propre regard? serais-je capable de supporter la douleur de l'autre?...tant de questions...qui ont trouvé des réponses pour certaines, et pour d'autres où je sais que l'expérience et le temps seront importants...
J'aime ce que j'apprends, ce que je fais, ce que je ferais...je ne m'y attendais pas, mais la vie est riche d'inattendus et de surprises, et tant mieux!...
Il ne faut jamais dire jamais...



















